homme souffre de douleurs

Maladies Psychosomatiques

Définition: 

Le terme  psychosomatique  du grec ancien : psyché : l’esprit et soma : le corps, désigne la présence de troubles physiques, causés principalement par des facteurs psychiques inadéquats.

On appelle une maladie psychosomatique alors, lorsque le sujet souffre vraiment de douleurs au niveau d’un organe bien précis ou bien au niveau de tout un système physiologique, d’une façon chronique ou occasionnelle mais au moment du diagnostic différentiel, aucune conclusion médicale peut expliquer la cause réelle de ses souffrances.

Causes:

Une combinaison de divers facteurs déclenche l’apparition de troubles psychosomatiques chez une personne :

Le caractère génétique ainsi que la présence d’antécédents familiaux présentent un terrain favorable pour l’installation de troubles psychosomatiques au cours d’une vie d’un patient.

Par la suite l’intervention de paramètres environnementaux accélèrent évidement ce genre d’affections psychosomatiques tels que

  • Le stress : le facteur psychique numéro 1 ayant une grande influence sur le corps humain et peut éventuellement aggraver les maux psychosomatiques.

  • Le chagrin ou le choc émotionnel : le deuil, la rupture amoureuse, les séparations des personnes chères.

  • Les mauvaises conditions professionnelles, les pressions, la fatigue, la forte sensation de responsabilité ou de culpabilité

  • Les névroses, les phobies, la panique, la dépression ou encore l’anxiété sont capables d’effondrer notre système immunitaire et donc peuvent causer une maladie psychosomatique à différents degrés.
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Symptômes

Parmi les symptômes les plus connus évoquant la maladie des troubles psychosomatiques on cite :

  • Des troubles gastro-intestinaux: Reflux Gastro Œsophagien (RGO), un estomac ou un intestin irrité accompagné de nausées/ vomissements, douleurs et ballonnements abdominaux, troubles de transit intestinal avec une alternance entre une constipation et une diarrhée, apparition des hémorroïdes…,  
  • Des problèmes dermatologiques ou maladies de peau : Ils occupent aussi les premières places dans la liste des symptômes des troubles psychosomatiques, citons à titre d’exemple les chutes des cheveux, les urticaires, les eczémas, les verrues, les herpès, les psoriasis, les aphtes, l’acné
  • Un mal de dos, une contraction et des crampes musculaires au niveau des mollets, des hanches, quasi-constants qui arrivent même à bloquer le sujet et à l’empêcher d’exercer naturellement ses activités quotidiennes.
  • Des troubles au niveau de l’appareil urinaire: vessie irritable, mictions fréquentes et douloureuses, difficulté à uriner, mycoses vaginales
  • Des céphalées et des migraines accentuées surtout par des épisodes d’insomnies ou de sommeil interrompu, un état dépressif, un état nerveux permanent, une transpiration sans faire le moindre effort.
  • Une forte palpitation, des douleurs thoraciques, problèmes respiratoires ou crises d’asthmes manifestés généralement au cours des crises d’angoisses ou de paniques.
  • Le manque d’appétit, la perte de libido, la sensation de sécheresse et d’amertume buccale, le dégoût de la vie, le pessimisme, la méfiance… peuvent être des signes révélateurs d’un état psychique négatif contribuant ainsi à l’apparition des affections psychosomatiques.

Cependant, Il faut toujours mettre dans la tête que chaque personne a sa propre façon de gérer son stress et de réagir différemment devant une telle situation, c’est-à-dire : deux sujets présentant le même patrimoine génétique et subissant les mêmes facteurs de stress, ne vont pas obligatoirement se comporter de la même façon et avec le même degré vis-à-vis à un tel problème.

Traitement:

La prise en charge d’un trouble psychosomatique nécessite une compréhension profonde du sujet vis-à-vis de sa pathologie.

La première étape du traitement est de pouvoir convaincre le patient que l’origine de sa maladie est plutôt un trouble psychique qui s’est répercuté sur son état physique et donc d’arrêter de faire et de refaire sans cesse des analyses biologiques et radiographiques qui ne confirment aucun diagnostic différentiel.

La deuxième clé de la guérison c’est d’avoir une confiance totale à son médecin et que ce dernier soit sincèrement conscient que son patient souffre et présente vraiment des douleurs physiques non imaginaires (à l’inverse de l’hypochondrie).

Selon le degré, la période du traitement diffère d’un cas à un autre, un suivi psychique est primordial d’où le terme « psychosomatique » accompagné souvent d’un traitement médicamenteux bien adapté (anti dépresseurs, homéopathie, acupuncture, kinésithérapie, hypnose…)

En outre, le sujet est censé ,désormais, suivre un mode de vie sain ou une bonne hygiène de vie; en parallèle, il essaye de parcourir les méthodes de relaxations et des séances de cure de repos les plus répondues ( la sophrologie, le yoga, le sport, la musique…).


Les hommes pratiquent le stress comme si c’était un sport…

Madeleine FERRON

mal partout

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